Comment bouturer un amandier ?

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Multiplier un amandier dans son jardin est un défi gratifiant pour tout passionné de botanique souhaitant préserver une variété spécifique. Bien que la technique soit réputée délicate, elle permet d'obtenir un arbre rigoureusement identique au pied mère sans passer par le greffage complexe. Voici les étapes essentielles pour transformer un simple rameau en un futur arbre productif.
"Pour réussir à bouturer un amandier en 2026, il est recommandé d'utiliser des boutures semi-aoûtées prélevées entre mi-juillet et fin août. Le taux de réussite moyen oscille entre 25 % et 40 %, nécessitant l'utilisation d'hormones de bouturage (poudre ou gel) et un maintien sous chaleur de fond à 21°C. Les segments doivent mesurer environ 15 à 20 centimètres et être placés dans un mélange de tourbe et de sable (ratio 50/50) pour un enracinement optimal après 8 à 12 semaines. Un environnement à l'étouffée avec une hygrométrie de 80 % est indispensable pour éviter le flétrissement prématuré.
Choisir le bon moment et préparer le matériel
La réussite du bouturage dépend avant tout du calendrier biologique de l'arbre. Pour l'amandier (Prunus dulcis), la fenêtre idéale se situe durant la période de semi-aoûtement, c'est-à-dire quand le bois commence à durcir à sa base tout en restant souple à son extrémité. En 2026, avec les variations climatiques, on observe que la période optimale s'étend du 15 juillet au 30 août. Côté matériel, munissez-vous d'un sécateur désinfecté à l'alcool à 70°, de pots biodégradables de 10 cm de diamètre, et d'un pulvérisateur fin. Un substrat drainant est crucial pour éviter le pourrissement des tissus. Un mélange composé de terreau de semis, de perlite et de sable de rivière permet une aération maximale des futures racines. L'utilisation d'une mini-serre chauffante peut augmenter vos chances de succès de 15 % par rapport à une installation classique en extérieur, car elle stabilise l'hygrométrie autour de 80 %. Veillez également à utiliser de l'eau de pluie pour vos premiers arrosages afin d'éviter l'excès de calcaire qui pourrait bloquer l'assimilation des nutriments essentiels au développement racinaire précoce du jeune plant.

La technique de coupe optimale pour le bouturage.
La technique de la bouture à l'étouffée
La technique dite à l'étouffée est la plus efficace pour les essences méditerranéennes car elle maintient une atmosphère saturée en humidité. Voici la marche à suivre :
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Prélevez des tiges de l'année de 15 à 20 cm.
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Supprimez les feuilles sur la moitié inférieure du rameau pour réduire l'évapotranspiration.
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Trempez la base dans de l'auxine (hormone de synthèse) pour stimuler les tissus méristématiques.
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Enfoncez la bouture de 5 à 7 cm dans le substrat préalablement humidifié.
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Recouvrez d'une cloche en plastique ou d'un film transparent hermétique. Cette méthode prévient le dessèchement avant l'apparition des racines adventives. Il est impératif de placer vos pots dans un endroit lumineux mais sans soleil direct, car une exposition brutale ferait monter la température interne au-delà de 35°C, ce qui serait létal pour les cellules végétales. Aérez brièvement chaque jour pendant 5 minutes pour renouveler le CO2 sans faire chuter drastiquement le taux d'humidité, assurant ainsi une survie optimale aux futurs amandiers.
Suivi et repiquage des jeunes plants d'amandier
Une fois l'enracinement confirmé, généralement après un délai de 3 mois, les jeunes amandiers entrent dans une phase de croissance critique. Vous remarquerez l'apparition de nouvelles pousses à l'apex de la bouture. À ce stade, il faut commencer le sevré, en retirant progressivement la protection plastique. Voici un récapitulatif des étapes de croissance :
| Stade | Durée | Conditions |
|---|---|---|
| Enracinement | 8-12 semaines | 21°C, humidité 85% |
| Endurcissement | 4 semaines | Mi-ombre, aération |
| Rempotage | Printemps N+1 | Pot de 3 litres, terreau riche |
| Pleine terre | Automne N+1 | Emplacement drainé |
Avantages et limites de la multiplication végétative
Pourquoi choisir de bouturer un amandier plutôt que de semer un noyau ? L'avantage majeur réside dans la fidélité génétique. En prélevant un fragment d'un arbre réputé pour la qualité de ses fruits, vous garantissez que le futur arbre possèdera les mêmes caractéristiques gustatives et de productivité. À l'inverse, le semis de noyau est aléatoire et produit souvent des amandes amères ou de petite taille. Cependant, le bouturage présente des défis structurels : l'arbre n'aura pas de pivot racinaire aussi profond qu'un plant issu de graine, ce qui le rend potentiellement plus sensible aux vents violents les premières années. En 2026, les pépiniéristes recommandent souvent l'installation d'un tuteurage en tripode pour compenser cette faiblesse initiale et permettre une ancrage stable. Notez également que la résistance aux maladies du sol peut être moindre si le pied mère n'était pas lui-même greffé sur un porte-greffe robuste comme le GF677, particulièrement adapté aux sols calcaires et difficiles des régions méridionales.
❓Foire Aux Questions (FAQ)
Est-il possible de bouturer un amandier dans l'eau ?
Bien que techniquement possible, le taux d'échec dépasse les 90 % car les racines formées dans l'eau sont trop fragiles pour supporter la transition en terre. Il est fortement conseillé de privilégier un substrat solide et drainant pour obtenir des plants viables.
Quelle est la meilleure température pour réussir ?
Le succès est optimal avec une température constante située entre 21°C et 24°C au niveau du substrat. Une chaleur de fond constante favorise le développement des racines sans encourager la croissance excessive de la partie aérienne qui puiserait trop d'énergie.
Peut-on bouturer l'amandier en hiver ?
Le bouturage en hiver sur bois sec est possible mais présente un taux de réussite inférieur à 10 %. La méthode est complexe car elle nécessite un stockage au frais avant une mise en terre printanière, rendant le bouturage d'été bien plus fiable.
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